4 mai 2011

Intercommunalité : C’est une réunion de famille

Par Philippe BLET

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C’est une réunion de famille »

  «Il n’y a que des solutions pour résoudre les problèmes», assure Philippe Blet.

Pour le président de Cap Calaisis, l’heure est à la discussion : « J’avais déjà proposé à plusieurs reprises de
rencontrer les élus de la CCSOC, il y a un an et demi encore. Ils ont refusé. Maintenant, nous sommes au pied du mur. Le préfet nous impose un calendrier, habituellement je préfère
anticiper
 ». Philippe Blet est satisfait de la proposition d’union des deux communautés : « Je refuse un raisonnement qui mettrait face à face urbain et rural, il faut
raisonner en terme de territoire : Calais ne peut pas vivre sans son territoire, l’inverse est aussi vrai.
Nous sommes complémentaires et c’est ce qui fait la force du territoire. Dans les jours qui viennent, nous allons nous réunir au sein de Cap Calaisis pour en discuter. Ensuite nous rencontrerons
les élus de la CCSOC.
 » Le président de Cap Calaisis se dit confiant : « Il n’y a que des solutions pour résoudre les problèmes que l’on peut rencontrer. On a déjà imaginé
en amont les différents scénarios possibles. Avec le sud ouest du Calaisis, nous avons un destin commun. S’il n’y a que des problèmes techniques, ce n’est pas un problème. On saura faire rentrer
les ronds
dans les carrés et les carrés dans les ronds.
«Il n'y a que des solutions pour résoudre les problèmes», assure Philippe Blet.
 » Et il n’y a rien de neuf sous le soleil : « Ce découpage, ça n’est pas une révolution, c’est le scénario de 1993.
Nous avons un territoire morcelé, c’est une difficulté. Depuis quinze ans, on part sur le postulat que Calais fait peur, ça n’est pas ma démarche. Nous avons un intérêt commun pour le
développement du Calaisis. Ça ne s’est pas fait, la conséquence, on la connaît : 16,8 %
 ».

« L’équilibre va se faire »
Pour lutter contre ce fléau, Philippe Blet va « convenir d’un rendez-vous avec Richard Gosse pour discuter tranquillement des
impératifs des uns et des autres, voir la question des
compétences » : « Nous avons des outils qui permettront de régler ce problème. Mais si on cloisonne cette question
compétence par compétence, c’est la meilleure façon de se « planter ». Il faut une vision globale et équilibrée. Avec la réunion de Cap Calaisis et de la CCSOC, c’est une réunion de famille, une
famille séparée qui se retrouve.
 » Cap Calaisis promet de « respecter tout le monde » : « On doit examiner les projets existants, les désirs, les
besoins. envisager des projets communs. D’un point de vue fiscal, un équilibre va se faire. Il y
aura un transfert des services de la CCSOC vers Cap Calaisis. Cap Calais va profiter de
l’argent qui vient de la CCSOC, mais celle-ci bénéficiera des équipements de l’agglo : l’école d’Art, l’école de Musique, Icéo ou la politique de dynamisme économique.
 »
« Il y aura des contraintes et des inconvénients de part et d’autre, reconnaît Philippe Blet. Mais j’ai un autre regret, le Calaisis reste morcelé face à l’agglomération
dunkerquoise ou au Boulonnais.
 » J.-F.D. Lire la
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