3 septembre 2011

Calais Business Club : Sport, Territoire et Entreprise

Par Philippe BLET

Quelques-images-4-2178.JPG Le Calais Business Club a organisé
un débat ce vendredi 2 septembre sur « Sport, Territoire et Entreprise » en présence du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, Jean-marc Puissesseau,
Wulfran Despicht, Vice Président du Conseil Régional, Jean-Marc Leroy, Adjoint aux sports de la Ville de Calais, Djezon Boutoille, ancien footballeur
professionnel et Actuel entraîneur du Calais RUFC, Alain Guenet, directeur Nord de France Véolia Transport, Thaddée Segard d’Opale Link, Philippe Mené, restaurateur à Sangatte,Jacques Vendroux,
Directeur des sports de Radio France (interview video).

 

Le rendez-vous sportif est pour nous un formidable prétexte, un facteur démultiplicateur, un accélérateur pour faire
passer un message et notamment en direction des plus jeunes. Il s’agit de saisir une occasion comme il y en a peu qui se présentent. Nous avons le devoir et la volonté de ne pas manquer le
rendez-vous des jeux mondiaux à deux pas de chez nous.Le devoir de se saisir de cette opportunité pour en faire outil au service de l’éducation de nos enfants.

Notre volonté est sans faille pour tirer profit au maximum de cet événement et notamment sur le plan éducatif en
direction de la jeunesse. Car c’est d’abord vers elle que tendent tous nos efforts. C’est à leur intention que nous développons nos actions. C’est pour leur bénéfice que nous mobilisons tous les
acteurs du territoire. Notre jeunesse vaut bien l’investissement engagé. Elle en est digne, nous n’avons même pas à nous poser la question.

« Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance » disait Abraham Lincoln.

C’est exactement la philosophie de notre action, de notre engagement, de notre participation auprès de nos
partenaires. Il faut apprendre à notre jeunesse le respect, la tolérance et le goût de l’effort. Quelle meilleure occasion que les jeux olympiques de Londres en 2012.

Lorsque j’ai pris mes fonctions, à la présidence de l’agglomération, en 2008, j’ai lancé une réflexion sur l’impact
et l’implication que nous pouvions avoir dans l’opération « le plus grand terrain de jeux » menée par le SMCO et le Conseil Général. La question méritait d’être posée sérieusement. Au
bout de cette réflexion nous avons lancé un grand nombre d’actions et en premier lieu un comité de pilotage rassemblant tous les acteurs du territoire dont les professionnels du
tourisme.

Nous avons aussi mis en place un comité médical pour répondre aux besoins spécifiques des athlètes. Nous nous sommes inscrits dans une
démarche de coopération avec les autres agglomérations et nous avons mis en place une démarche de promotion du calaisis, de ces atouts, de ces particularités.

Un aspect s’est révélé essentiel lors de notre réflexion : l’attrait que peuvent avoir les sportifs de haut
niveau et notamment pour les plus jeunes d’entre nous. Leur statut de modèle pour notre jeunesse, nous a conduits à prendre l’aspect éducatif comme ligne de force de notre
engagement.

L’éducation est devenue tout naturellement le point nodal de toutes nos actions, la clé principale de compréhension
du dispositif communautaire.

Cette volonté se traduit, très concrètement, par l’opération « 2012 enfants à Londres en 2012 ». Le camp
départemental de la jeunesse et le relais de la flamme avec les écoles du calaisis permettent de travailler sur les valeurs olympiques. Avec les clubs sportifs nous mettons en avant le Fairplay.
Nous voulons promouvoir un état d’esprit de tolérance et de respect auprès des plus jeunes licenciés. Nous avons aussi mis à l’honneur des actions civiques menées par des jeunes. Cet
investissement se traduit concrètement par un budget 100 000 euros par an.

L’investissement en vaut-il la peine ? C’est un travail de fond qui dure depuis 3 ans maintenant. Cette action doit
être tenace, profonde et, je le crois, obstinée, pour être efficace. Nous pensons mener durant la période des jeux des actions qui permettront d’impliquer les jeunes et de faire participer la
population de toute l’agglomération. D’organiser durant l’année 2012 des rendez-vous, des conférences qui permettront de tirer profit de l’expérience et de l’esprit sportif.

L’effort, la persévérance, l’esprit d’équipe sont des notions que nous pouvons tous mettre à profit dans notre vie
quotidienne, professionnelle et sociale.

Ce qu’il en restera demain? Les contacts et les relations que nous avons noués avec des fédérations vont pouvoir se
poursuivre et faire perdurer des stages de préparation. Nous devons alors les envisager autrement et imaginer les liens que pourront nouer les sportifs et nos jeunes. Nous aurons montré un visage
autre que celui que nous avions dans certains imaginaires.


Quelques-images-4-2174.JPGCette nouvelle
image pourra se propager pour rendre notre territoire plus attractif. La qualité de notre accueil remportera probablement la médaille d’or. Nous avons pu montrer toutes nos qualités et notamment
en matière d’équipement sportifs et touristiques. Comme en sport, l’excellence est la meilleure chance, la plus sûre condition de la réussite.

Ce qui perdurera après les JO 2012, c’est tout d’abord un état d’esprit.

« Le plus grand terrain de jeux » c’est une collaboration effective, non concurrente, entre les territoires
de la Côte d’Opale. C’est ce qu’il faut conserver. Jusqu’ici nous avons accueillis environ 120 délégations, dans la région, et cette année, nous pourrons atteindre les 200 délégations. Nous
sommes à une étape. Nous apprenons à inscrire nos territoires dans un ensemble plus grand. C’est la meilleure manière de nous projeter dans l’avenir et d’imaginer demain les conditions d’une
collaboration encore plus étroite entre les territoires.

Les entreprises ne peuvent être que bénéficiaires d’un territoire plus dynamique, plus ouvert avec un nouvel état
d’esprit.

Je crois que les participants à la Cap Cup partagent cet état d’esprit et je félicite les organisateurs pour leur
dynamisme.