10 novembre 2008

Commémoration du 11 novembre à Douvres

Par Philippe BLET



A l’invitation de la mairie de Douvres,  je me suis  rendu en Angleterre ce dimanche 9 novembre 2008 afin de participer aux cérémonies de commémoration du
90ème anniversaire de la fin de  la première guerre mondiale.


J’étais accompagné de mon collègue maire-adjoint Philippe Mignonet et de monsieur Gilbert Dubroeucq, président de
l’entente des sociétés patriotiques du Calaisis.


La présence de la délégation calaisienne a été très appréciée par les très nombreux dignitaires anglais.


Une foule impressionnante a assisté à cette cérémonie très émouvante, très digne et très protocolaire où tous les
dignitaires étaient en grande tenue d’apparat. Aux coté de « monsieur » le maire de Douvres (Diane Smallwood) se trouvaient, entre autres, un représentant du parlement et un
représentant de la reine.


On a pu remarquer également la présence de nombreux jeunes scouts ou volontaires à coté des délégations de
vétérans.


Après que, fidèles à la tradition française, la délégation calaisienne ait déposé une gerbe de fleurs sur un drapeau
français, chaque représentant britannique d’un service, d’une institution ou d’un régiment est venu déposer une couronne de coquelicots au pied du monument commémoratif devant l’hôtel de ville de
Douvres. Chaque coquelicot (poppy en anglais) représentant un soldat mort au combat.




Une façon symbolique de rappeler que le Royaume Uni a perdu près d’un million de soldats sur le continent lors du premier conflit mondial. Le public était aussi invité à
planter une petite croix ornée d’un « poppy » dans le jardin entourant le mémorial de la grande guerre. Ce cimetière éphémère puisse-t-il interpeler les nouvelles générations pour que
tous ces morts ne le soient pas pour rien.


La tradition du poppy, que de nombreux britanniques arborent à la boutonnière, vient d’un poème du canadien John Mac Rae
intitulé « In Flanders Fields ». Poème superbe dont la dernière strophe, invitant les nouvelles générations à combattre pour la liberté, dit « Si vous manquez de parole à nous
qui mourons, nous ne pourrons pas dormir alors que les coquelicots poussent dans les champs de Flandres
 ». John Mac Rae, médecin militaire, a été inhumé à Wimereux.


Après la cérémonie officielle, la délégation calaisienne s’est entretenue avec le maire de Douvres, entourée d’élues,
lors d’une réception moins formelle au cours de laquelle les sujets abordés parlaient notamment de la nécessité de mieux se connaître entre communautés si proches. Des projets sont en cours qui
seront autant d’occasion de rapprocher les deux peuples qui cohabitent de chaque coté du Détroit.


Cette Europe de la paix et du dialogue est, finalement, le plus bel héritage qu’ont laissé les millions de morts des
différents conflits des siècles passés.