28 mars 2007

Europe ; Ou es-tu ?

Par Philippe BLET

http://www.hku.hk/french/dcmScreen/img/marianne.jpgLa question identitaire ressurgit actuellement dans le débat en vue des élections présidentielles qui se dérouleront dans moins d’un mois.

Chacun y va de son symbole, chaque candidat y va de ces mots.

Les mots porteurs de sens ont dans la culture française une histoire, une force, un passif et les représentations mentales ne sont pas les mêmes si nous utilisons tel ou tel mot.

Le plus usité est « nation ». LA NATION, Republicain convaincu, je n’arrive pas à me faire à l’idée que derrière ce mot, il est le plus souvent lié à la violence, à l’enfermement sur soi, nation, nationaliste, nationalisme…..

A cela je préfére le mot « patrie. La patrie, à un territoire donné, c’est des valeurs et une histoire et une culture commune.

Oui, je suis un patriote, j’aime mon pays France, de ce qu’il peut représenter dans le monde, de son histoire, de sa culture.

Mais, en réalité, pour les cinq, voir dix prochaines années, les français ont-ils besoin de plus de nation ? Il me semble que non.

La priorité est la question économique et sociale. Les français ont besoin d’un emploi et un parcours professionnel sécurisé, d’un logement digne, de pouvoir se soigner, de pouvoir éduquer leurs enfants dans la sécurité.

http://planetejeanjaures.free.fr/geo/europe/images/carteunion.gifLes Français ont besoin de plus d’Europe.

François Mitterand disait « la patrie est mon pays, l’europe mon avenir ». A cette heure, l’Europe est en panne. Les candidats ne disent rien pour certain, pour d’autres inaudibles.

A ceux là de parler plus fort et plus haut pour présenter un grand projet politique où l’Europe aurait une voix et pourait peser sur les décisions du monde, où les européens se donneraient les moyens de relancer la construction de l’Union eurpéenne, où la France aurait toute sa place, une place moteur dans ce nouveau territoire : l’Europe.

La relance de la construction Européenne est vital pour notre pays car la France sans l’Europe, n’aura aucun poids pour peser sur les décisions du monde qui nous entoure.

Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. La mondialisation est là. Et l’Europe est le périmètre pertinent pour être à la hauteur des enjeux de la planète.

Les socialistes se doivent, à la lecture de notre histoire, d’être à la pointe de la relance européenne. C’est de notre responsabilité au regard des générations futures.