11 mai 2010

Centre de soins pour la faune sauvage du littoral

Par Philippe BLET

CIMG3394La marée noire actuelle aux Etats Unis, nous rappelle de manière dramatique que l’activité humaine et notamment industrielle  n’est pas fiable à 100%.
Il existe toujours le risque d’un incident même si tout est fait pour le minimiser.

 

Cette catastrophe écologique nous en rappelle d’autres, plus proches géographiquement, celle de l’Erika en 1999 au
large des côtes bretonnes, celle de 2002 du Tricolore, sur notre littoral.

 

A chaque fois, la faune et la flore marine paient un lourd tribut.

 

A chacun de ces épisodes, il faut soigner et sauver quantité d’animaux marins.

Chaque incident sur le littoral, nous a démontré la nécessité d’un centre de soins comme celui dont nous venons de
poser la première pierre.

 

Notre volonté d’un développement économique, industriel et portuaire doit s’accompagner d’une sérieuse attention à
l’impact environnemental, tout autant qu’aux conséquences sociales.

 

Il s’agit de pouvoir assurer un développement qui soit durable. C’est-à-dire d’un développement bénéfique aujourd’hui
comme demain ; qui ne sacrifie pas l’un des aspects du bien être au profit d’un autre. Faute de quoi, l’équilibre serait rompu et ne nous ne pourrions conduire à long terme un projet serein,
efficace et durable.

 

Je le disais au début de mon propos, nous ne sommes jamais totalement à l’abri d’un incident. L’activité industrielle
n’est jamais totalement sûre et nous avons l’objectif de la développer. Nous avons donc le devoir d’être conscient des risques que nous prenons.

Il n’est pas question de rejeter cet aspect d’un revers de la main et de regarder ailleurs pour voir si, plus loin, la
mer est un peu plus bleue.

 

Non, il faut qu’ici et maintenant nous soyons conscient des risques écologiques qui sont présents et inhérents à nos
activités. Nous devons changer d’attitude dans nos démarches de développement. 

 

Nous voulons que le Calaisis devienne une éco-agglomération. C’est-à-dire que les installations récentes comme les
implantations futures soient à l’image du savoir faire de nos entreprises.

 

Nous voulons être une éco-agglomération faisant preuve de responsabilité environnementale, assurant ses devoirs en la
matière, avançant volontairement plutôt que sous la contrainte.

 

CIMG3411Une éco agglomération qui veut être une référence tout au long de l’année, tant dans l’utilisation des énergies, que dans l’attention portée à sa façade maritime qui fait
son attrait, sa richesse ; qui est son histoire et son avenir. 

 

En effet, le centre de soins n’est pas destiné à rester endormi jusqu’au jour où un incident maritime nécessitera une
mise en œuvre.

 

Pas du tout, il fonctionnera tout au long de l’année car les besoins sont permanents.

 

La Manche est sans doute l’une des mers les plus fréquentées au monde. Pour le port de Calais déjà leader dans deux
domaines : Les voyageurs et les camions, les prévisions de trafic dans les 20 ans à venir nécessitent un doublement du port.

 

Nous voulons que ce soit un éco port, un port vitrine. Le débat public, qui a eu lieu autour de ce projet, a
montré l’intérêt et la vigilance grandissante des populations riveraines sur ces sujets.

 

Toute la côte d’Opale, tout le littoral régional est concerné par ce centre de soins.  

 

C’est pour cette raison que le Conseil Régional prend une part importante de ce projet et que l’agglomération y
participe en cédant des terrains.

 

Je suis heureux de cette première pierre. Elle démarre concrètement un projet de centre de soins maritime important,
nécessaire et attendu depuis longtemps.