8 avril 2011

Centre de soins pour la faune sauvage du littoral

Par Philippe BLET

 

centre_faune_sauvage_1.jpgLa Ligue Protectrice des Animaux du Nord de la France, avec sa section de Calais, assure les fonctions d’un centre de soins de la faune
sauvage du Littoral. Jusqu’à présent, elle ne disposait pas des moyens appropriés pour remplir au mieux cette mission.

 

C’est pourquoi, elle a souhaité s’équiper d’un véritable centre de soins de la faune sauvage en capacité de gérer le quotidien
et de faire face aux épisodes de crise.

 

Comme nous venons de le voir le centre comporte un espace bâti de haute qualité environnementale complété d’enclos, de volières
et de bassins extérieurs.

 

Pour mener à bien ce projet, la LPA a sollicité la Communauté d’Agglomération pour la mise à disposition d’un terrain d’environ
1500 m². Lors de la pose de la première pierre nous avons signé un bail emphytéotique d’une durée de 30 ans.

 

A cette occasion, j’ai rappelé notre volonté que le développement économique, industriel et portuaire s’accompagne d’une
sérieuse attention à l’impact environnemental, tout autant qu’aux conséquences sociales. Cette exigence environnementale n’est plus un choix politique de nos jours, c’est une obligation qui
s’impose désormais à tous les décideurs.

 

La lutte pour l’emploi et le développement économique que nous menons est certes primordiale, mais elle ne doit pas nous faire
oublier les fondements de notre civilisation.

 

centre_faune_sauvage_2.jpgIl s’agit de pouvoir assurer un développement qui soit durable. C’est-à-dire un développement qui soit bénéfique aujourd’hui mais aussi
demain, dans le respect de la bio-diversité.   

 

La Manche est sans doute l’une des mers les plus fréquentées au monde. Le port de Calais est déjà leader et les prévisions de
trafic dans les 20 ans à venir nécessitent un doublement du port. Ce ne sera pas sans conséquences sur la faune sauvage, disons le clairement.

 

Mais c’est aussi toute la côte d’Opale, tout le littoral régional qui est concerné par ce centre de soins. 

 

Il n’existe pas de frontière en mer et dans ce domaine comme dans d’autres nous devons être une terre de coopération et de
solidarité.

 

centre_faune_sauvage_3.jpgL’Etat et la Région apportent les financements nécessaires à ce projet. Cap Calaisis a proposé un terrain. C’est notre intérêt commun.
L’effort doit être partagé.

 

La faune marine notamment doit être protégée et soignée. L’activité humaine ne doit pas se développer au prix de la disparition
de la richesse marine. La mer est notre patrimoine. Nous avons à veiller sur elle. Nous avons à réparer nos erreurs et nous devons mettre en œuvre les moyens d’y parvenir. Ce centre est l’un de
ces moyens. La prévention en est un autre.

 

Nous évoquons souvent l’attractivité du Calaisis. L’exigence environnementale y participe. Nous devons être exemplaires dans ce
domaine. Le Calaisis doit devenir une éco agglomération. Nous devons réussir un développement économique qui soit soucieux de son impact social et environnemental.

 

Nous sommes conscients de nos devoirs et de nos responsabilités. Les élus de Cap Calaisis s’associent à moi pour féliciter la
LPA pour la création de ce centre de soin.