6 juillet 2011

Les métiers verts dans le Calaisis

Par Philippe BLET

metiers_verts2.jpgAu moment où la Communauté d’Agglomération
démarre son Plan Climat Energie Territorial et a engagé un Plan de Déplacement
Administratif,
ce programme résonne à l’aulne des volontés de Cap Calaisis à soutenir la création d’entreprises, d’autant plus si celle ci se tourne vers les Métiers Verts.

 

Les métiers verts, c’est comme cela que l’on dit maintenant, ne naîtront véritablement
qu’avec la création d’une véritable filière économique créatrice d’emplois.

 

Cette filière ne verra le jour qu’à la condition qu’émerge une demande forte et
constante. Sans cela, ce serait prendre un risque important de mettre en place des formations sans qu’existent les débouchés. En même temps, sans salariés qualifiés difficile de développer une
filière. Nous ne sommes pas face à une impasse mais plutôt à la difficulté qui se pose aux responsables lors de chaque grande mutation.

 

L’impulsion des collectivités est importante mais pas suffisante. Le secteur privé sera
déterminant. Il faut enclencher le processus. Le point d’info énergie et les aides aux particuliers mises en place par la communauté d’agglomération ont cette ambition.

 

Le bâtiment est évidemment un secteur important pour l’économie verte. Les bâtiments du
futur proche, privés ou publics, devront intégrer les techniques permettant d’utiliser les énergies renouvelables. Les bâtiments durables devront devenir la règle au lieu d’être encore les
exceptions. De surcroît les progrès techniques, les matériaux et leur conception devront tendre à en faire de plus en plus des bâtiments à énergie positive.

 

metiers_verts1.jpgCela veut aussi dire que les artisans
doivent devenir des éco artisans. Ils doivent aussi prendre le tournant de l’économie verte. N’oublions pas qu’ils forment de nombreux apprentis. Cela me conduit à penser que la préoccupation
doit aussi être présente dans les centres d’apprentissage. Eux aussi doivent évoluer dès à présent.

 

Pour l’instant, la crise économique rend difficile la croissance des emplois verts. En
mars 2011, le nombre d’emplois verts supprimés était supérieur au nombre d’emplois créer. Alors que les années 2009 et 2010 avaient connus des progressions. La promesse des 600 000 emplois
en 2020 contenu dans le Grenelle de l’environnement sera compliqué à atteindre.

 

Pour autant, nous traversons une phase intermédiaire en termes de technologie. Les
techniques seront de plus en plus efficaces et de moins en moins coûteuses. L’éolienne, les biocarburants et les véhicules électriques devraient être les relanceurs de la filière de l’économie
verte.

 

Il faudrait aussi se pencher sur les emplois verts dans l’économie sociale et solidaire.
Je pense qu’il y a là matière à une ambition réaliste et prometteuse en termes d’insertion professionnelle et sociale.

 

Je souhaite que cette nouvelle filière économique conduise à la création d’emplois
nouveaux voilà bien un développement qui peut être durable, équilibré et porteur d’avenir pour un territoire comme le Calaisis.

 

Et c’est à nous, partenaires de l’emploi et du développement durable qu’il revient de
créer ce lien vers l’emploi de demain.