19 mars 2012

Licenciement à l’entreprise Walon à Calais

Par Philippe BLET

walon_cfdt_mars2012_2.jpgLes salariés de l’entreprise Walon France ont demandé à me rencontrer. Ce fut l’occasion pour eux d’expliquer leur situation, les difficultés de leur entreprise spécialisée dans la logistique automobile et d’évoquer le Plan de Sauvegarde pour l’Emploi.

 

Ce plan prévoit 64 suppressions d’emplois sur l’ensemble des quinze sites de
l’entreprise dont 24 à Calais sur les 71 que compte le site local.

Je me suis engagé à alerter le nouveau préfet du Pas-de-Calais sur la situation et sur
les demandes des salariés.

Alors que nous mobilisons des moyens considérables pour développer l’activité logistique
dans le Calaisis, nous constatons qu’une entreprise du secteur va à l’encontre de cet effort. Une décision encore plus incompréhensible lorsqu’on apprend que des heures supplémentaires sont
effectuées en ce moment.

A l’heure actuelle, le site calaisien est en situation d’activité normale.

walon_cfdt_mars2012.jpgC’est une demande d’aide
qu’étaient venus formuler les salariés. Ils réclament une réduction du nombre de suppression d’emplois, le versement d’une prime supra-légale pour le personnel licencié, la mise en place d’une
cellule de reclassement et une hausse de la prime aux salariés souhaitant créer leur entreprise ou retrouvant un travail dans les deux mois.

Une réunion plénière du comité d’entreprise est programmée mercredi prochain avec au
programme un projet d’accord de modulation du temps de travail.

Les salariés espèrent de ce projet qu’il évitera des licenciements.

 

http://www.lavoixdunord.fr/stories/image250x00/mediastore/VDN/A2012/M03/walon-france-la-cfdt-prevoit-de-debray-1642417.jpgWalon France : la CFDT prévoit de débrayer et de bloquer un bateau 

La CFDT est prête à entamer des actions.

Walon France est spécialisée dans la logistique de véhicules automobiles
neufs.

Le plan de sauvegarde pour l’emploi a été mis en place à Walon France. La menace pèse sur vingt-quatre emplois au port Est (nos
éditions des 8 et 10 mars). Si soixante-quatre emplois pourraient être supprimés en France dans les quinze sites de l’entreprise, seule la CFDT de Calais prévoit des actions  : des heures de débrayage vendredi et le blocage d’un bateau samedi.