5 novembre 2010

Inauguration Espace de promotion, de développement économique

Par Philippe BLET

CIMG5309.JPGCet espace qui doit simplifier les démarches des investisseurs est une bonne chose.

Réduire le nombre d’interlocuteurs, de déplacements et de rendez-vous ne peut que
participer à l’attractivité du territoire.

Et surtout, c’est un lieu ouvert. Symbolique de ce que nous voulons envoyer comme
message « le Calaisis s’ouvre au monde ».

  • Trop longtemps il s’est replié sur lui-même.
  • Trop souvent le Calaisis a voulu faire cavalier seul.
  • Trop d’occasions ont été manquées de saisir notre chance.

Aujourd’hui, nous n’avons plus honte de notre image. Peu à peu, mais avec obstination,
nous valorisons nos atouts et nous corrigeons nos faiblesses.

La communauté d’agglomération Cap Calaisis participe largement au financement de
l’agence de promotion économique « Calais promotion ». Un effort conséquent qui me semble nécessaire mais pas suffisant. Car l’attractivité économique ce n’est pas seulement de beaux
locaux et une équipe performante.

C’est aussi un travail de partenariat avec les acteurs du monde économique et
touristique, avec l’université, avec les pôles culturels et sportifs. Je pense au Channel, au centre Gérard Philippe, aux évènements tels les fêtes maritimes ou le prochain festival des violons
du monde avec Didier Lockwood. Je pense aussi au Yachting club de Calais et à Pierre Yves Chatelin qui vogue dans le froid et l’humidité pour porter haut les couleurs de Calais.

Il était plus que nécessaire de coordonner les actions des forces vives du territoire,
de signifier aux investisseurs que tous les acteurs du Calaisis sont sur la même longueur d’onde, tous ont la même pensée positive. La machine est en marche. Elle doit prendre de la vitesse,
trouver les bonnes trajectoires, viser juste.

 

Je comprends les impatiences. Je n’ignore rien des doutes et  parfois
des frustrations que l’atte
CIMG5321.JPGnte de résultats peut engendrer. Je mesure les espoirs des habitants du Calaisis et la
responsabilité qui est la nôtre. Nous avons mis la barre très haut en fixant le développement économique et la création d’emplois comme objectifs prioritaires.

 

Certains nous conseillaient d’être prudents mais les chefs d’entreprises qui sont
présents  ne me contrediront pas. Il y a des moments ou il faut savoir prendre des risques si l’on veut réussir.

La communauté d’agglomération a créé un impôt. C’était une décision difficile mais
nécessaire même si son montant est modeste. Les quelques euros versés chaque année par 50% des foyers du Calaisis ont permis notamment de lancer l’acquisition des 160 ha de terrains de la
Turquerie pour pouvoir proposer des espaces économiques aux investisseurs.

Je sais que, dans quelques années, le risque politique que nous avons pris profitera au
Calaisis et c’est ce qui m’importe le plus.

Par ailleurs, grâce au nouvel hopital, nous avons pris le pari de développer, l’an
dernier, un pôle santé au Virval, Ce nouveau pôle de développement, boosté par ce grand équipement hospitalier, est déjà une réussite. Une clinique spécialisée va s’installer et créer 200
emplois. Ce n’est pas anodin. La pose de la première pierre est annoncée pour le mois prochain. Et de nombreux autres services suivront avec des emplois à la clé.

 

Je pourrais aussi citer l’implantation de Decathlon, KFC, But, mais on pourrait croire
que je fais de l’autosatisfaction, et ce n’est pas le cas. Tout cela n’est pas suffisant. J’en suis parfaitement conscient.

 

Mais en pleine crise mondiale, ce qui me rassure c’est que des contacts réguliers sont
établis avec des investisseurs. L’équipe de Calais promotion ne chôme pas.

Ce qui signifie que le Calaisis est attractif même s’il doit le devenir encore plus.
C’est un travail de forçat mais nous ne baissons pas les bras.

 

CIMG5315.JPGJe crois dans le Calaisis et je peux vous dire que les élus qui m’entourent, tant à la ville qu’à l’agglomération et même au delà, y
croient également. Car il est parfaitement clair pour moi que le développement économique ne peut pas s’envisager à un simple niveau communal, ni même dans un périmètre trop restreint comme la
communauté d’agglomération. Il faut raisonner en termes de bassin de vie.

En effet, les habitudes de vie et de déplacement font qu’une population n’habite plus où
elle travaille, se déplace pour ses loisirs, sa consommation et ses activités sportives ou culturelles. Aujourd’hui tout se conçoit à une échelle bien plus grande que le périmètre de Cap
Calaisis.

Je ne prendrai qu’un seule exemple pour illustrer mon propos : la gare de Calais –
Frethun. Est-ce logique que la gare TGV qui dessert le Calaisis soit hors du périmètre de l’agglomération ? Où est la logique dans tout cela ?

L’expérience de Calais Promotion, même récente, nous dit clairement qu’il faut
redessiner le périmètre de Cap Calaisis.

C’est un message que j’envoie aux responsables politiques voisins. Je les invite à en
discuter ensemble, sereinement. Je leur dis : nous faisons partie d’un même bassin de vie. Nous sommes interdépendants les uns des autres. Rassemblons-nous pour être plus efficaces.

Dans quelques semaines les trois chambres de commerce du littoral seront réunies,
elles, en une grande chambre Côte d’Opale avec un grand président, à qui nous souhaitons bonne chance et bon courage.Alors, Suivons leur exemple,
osons !

Nos enfants nous en remercieront, j’en suis sur !