3 juillet 2011

Ecole d’Art de Cap Calaisis : une vision d’avenir

Par Philippe BLET

http://www.nordlittoral.fr/stories/image300x00//mediastore/VDN/A2011/M07/736666-un-dessein-4e0cc329.jpg.jpgSuite aux déclarations surprenantes de maitre deguines dans la presse de ce jour, vous retrouverez ci-dessous le communiqué de presse ci-dessous. Bonne lecture.

 

A la suite de l’article sur l’école d’Art
 intercommunale paru dans le Nord Littoral de ce week-end, je ne peux laisser affirmer des contre vérités sans réagir.

 

Je regrette qu’Antoine Deguines, vice-président à la
culture, se réveille trois ans après son élection pour proposer une solution pour l’école d’Art. Solution qui n’a fait l’objet d’aucune proposition préalable, ni en commission, ni au bureau
communautaire. Il compare « son idée », basée sur une étude de plus de dix ans, avec le projet actuel, qui est en cours d’étude, en annonçant des surcoûts de plusieurs
millions.

 

Ce n’est pas sérieux. Maître Deguines est avocat, pas
maître d’œuvre en bâtiment. Le décret relatif à l’accessibilité des établissements recevant du public date du 30 avril 2009. Un projet datant de 2001 est-il encore d’actualité
?

 

 La nostalgie et les idées du passé ne sont
pas forcément bonnes conseillères quand on prépare l’avenir.

 

En outre, une fois de plus, maître Deguines met en cause
les compétences des services de l’agglomération sur le projet pédagogique de l’école d’art alors que c’est à lui que j’ai confié, il y a un an, la tâche d’évaluer le dit projet dans le cadre
de la commission culture et que ce projet y a bien été présenté contrairement à ce qu’il affirme. D’ailleurs plusieurs professeurs de l’école d’Art ont été invités, avec la direction, à
s’exprimer sur le sujet en bureau communautaire. Si la proposition faite par la direction ne convient pas, il faut l’amender, la corriger, voire la transformer, au lieu de mettre en cause
publiquement le directeur qui ne peut répondre en raison de son devoir de réserve.

 

Monsieur Deguines prétend que le projet de déménagement
de l’école d’Art n’a pas fait l’objet d’une discussion en commission. Mais c’est lui qui préside cette commission et qui en fixe l’ordre du jour. Qu’attend-il pour le faire ? Cela fait deux ans
que l’on sait que les normes d’accessibilité des bâtiments publics, applicables en 2015, rendent indispensable une réflexion approfondie sur cette école bientôt centenaire.

 

Il laisse entendre également que j’aurai décidé seul le
déménagement de l’école d’Art sur le site de Prisunic, alors que cette question a fait l’objet d’une décision en bureau communautaire en 2010. Bureau durant lequel, à l’unanimité, les vice
présidents m’ont donné mandat de discuter avec le Groupe Vinci pour envisager l’implantation de l’école d’Art sur une partie du site de Monoprix, dans le cadre de leur projet de résidence
hôtelière, avec un tarif plafond à ne pas dépasser. La discussion (très bien menée avec l’appui des techniciens de l’agglomération et la direction de l’école d’Art) a permis d’économiser
400 euros/m2 et d’augmenter la surface proposée. Nous en étions à ce point de nos démarches quand le Groupe Vinci nous a annoncé qu’il renonçait à son projet. C’était au printemps 2011
(mars). C’est pourquoi ce projet n’a pas fait l’objet d’une présentation en conseil.

 

Faut-il pour autant tout remettre en cause
?

 

http://www.ville-sangatte.fr/iso_album/cap_calaisis_vertical_quadri_red_200x200.jpgTout d’abord, le site actuel de l’école d’Art, rue des Soupirants, est certes chargé d’histoire et dans le cadre de la préservation des maisons de caractère, il
mérite toute l’attention des élus. Si l’un d’entre eux veut faire une proposition en ce sens, qu’il le fasse. Nous l’étudierons avec attention.

 

Cependant, je tiens à dire que le site de l’ancien
Monoprix n’a pas été choisi au hasard. Il offre plusieurs intérêts :

·     La ville est propriétaire des
terrains et d’accord pour les vendre.

·     La situation en plein
boulevard sur plus de quarante mètres de large apportera une formidable visibilité à l’école d’Art et une vitrine à toutes les formes associées d’expression artistique.

·     Nous pouvons en attendre
également un regain d’animation en centre ville.

·     Il permet la résorption d’une
friche commerciale qui enlaidit le cœur de ville depuis dix ans.

·     L’école d’Art peut continuer à
fonctionner pendant les travaux et cela évite le cout et les problèmes liés à un déménagement provisoire.

·     Les aménagements aux normes
d’un établissement recevant du public seront évidemment moins couteux que dans le cas d’un bâtiment ancien que l’on veut préserver sur le plan architectural.

·     Un système de « dépose minute »
est envisageable sur le site pour les parents accompagnant leurs enfants par exemple.

·     L’agglomération sera
propriétaire de plein droit alors que dans le cas du maintien sur le site actuel nous ne sommes qu’occupant avec les obligations d’un propriétaire et que nous avons obligation de rendre les lieux
en l’état initial en cas de changement de localisation dans le futur. A moins d’acheter le site, ce qui viendra grever les estimations du projet de 2001.

En ce qui concerne les autres utilisations possibles du
site Prisunic (qui est bien plus vaste que les besoins actuels de l’école d’art), elles font actuellement l’objet d’une étude par les services techniques. Lorsque les techniciens nous auront
rendu leur diagnostic sur la faisabilité de ces projets à cet endroit, il sera temps d’en discuter avec les élus et les structures concernées. Viendront alors les arbitrages budgétaires et le
choix des priorités.

 

Ce que je reproche au vice-président Deguines ce n’est
pas d’exposer ses idées à la presse. Tout élu est en droit de faire des propositions. Par contre, il est injuste de jeter le discrédit sur les autres élus ou les services, de faire
croire qu’il est le seul à travailler et que le reste se fait sans concertation.  Maitre Deguines, avocat, est le spécialiste des réquisitions. J’aimerai qu’il
devienne l’homme des solutions crédibles.