25 avril 2009

Un an de présidence à Cap Calaisis

Par Philippe BLET

Retrouvez ci-dessous les morceaux choisis de l’interview publié sur le Nord Littoral du 25 avril
2009

NL : Un an après, quels souvenirs gardez-vous de la campagne électorale ?

PhB : « Celui du
16 mars au soir, lors de notre victoire. Il y avait une certaine sérénité. Ce que je pressentais depuis de nombreuses années venait de s’exprimer. Je l’avais dit haut et fort à l’époque au
parti socialiste de Calais : le changement était là, nous devions en être les moteurs. D’où ma candidature en interne en fin d’année 2007. Bon, ensuite, il y a eu un choix différent, le PS
se cachant derrière des directives fédérales ou nationales… Moi, j’ai choisi le changement, qui s’est confirmé avec 2 500 voix d’écart. Je suis resté en phase avec mes convictions et avec
un grand nombre de gens de gauche. »

NL : Dès votre arrivée, vous aviez évoqué des problèmes d’argent. Vous avez choisi la fiscalité mixte et donc
une ligne de plus pour
les contribuables

Ph.B « C’est une décision clairement difficile à prendre. Je connais la situation des ménages du Calaisis.
Mais on me reconnaît une chose, celle de la prise de responsabilité. C’est ce que j’ai fait. Dans l’intérêt général. Cet impôt était nécessaire pour remettre la maison à flot. Nous avions la tête
juste au-dessus de l’eau, nous n’étions pas en banqueroute. Mais nous ne pouvions rien faire. Or, nous n’avons pas été élus pour ne rien faire. Là, on se désendette et on retrouve une marge de
manoeuvre. Sans ça, on ne peut pas acheter un mètre carré de la Turquerie, on n’assure pas la promotion du territoire, on ne s’engage pas dans les Jeux Olympiques ou les cent ans de la traversée
de Blériot… »

NL : Il y a un an, on évoquait un élargissement du périmètre de l’agglomération ou la prise de nouvelles compétences.
Où en est-on ?

PhB : « Pour l’élargissement à d’autres communes, je me voyais mal aller voir d’autres maires… Ils
m’auraient dit : »réglez d’abord vos problèmes financiers, on en reparlera plus tard ». Et ils auraient eu raison. Certaines communes auraient pu croire que leur arrivée ne servait qu’à
remplir les caisses.
Maintenant, c’est autre chose. Nos finances vont mieux. Mais je ne veux débaucher personne. Le périmètre, s’il s’élargit, doit être cohérent et représenter une vraie identité culturelle,
économique, sociale… Cela doit se faire en cohérence avec les habitants. Quant à la nouvelle compétence, celle du ramassage des ordures ménagères, un travail est en cours du côté de la mairie
de Calais. Il faut en attendre les conclusions. »

NL : Pendant cette première année, il a beaucoup été question des jeux olympiques de Londres…

Ph.B « En me rendant à une réunion à Lille, dès mon arrivée, j’ai vu que toutes les communes avaient des
projets en rapport avec les JO. Même Denain, pourtant loin de Londres. Nous, on n’avait rien. Je suis rentré et j’ai voulu que l’on rattrape ce retard. Nous ne sommes qu’à 58 minutes de Londres.
On pouvait continuer à donner une somme et laisser passer les trains… Pour Cap Calaisis, ces Jeux sont une chance. Un vrai projet de territoire qui va au-delà des Jeux. Nous serons des acteurs
du monde. D’ailleurs, les Anglais n’ont jamais vu autant de représentants du Calaisis que depuis un an. Mon homologue du Kent est même venu à Calais pour la première fois ! Nous voulons
travailler ensemble, nos territoires sont liés. »

NL : Et le projet d’excellence territoriale, de Calais-nord à plage en passant par Blériot ?


Ph.B « Cela me tient extrêmement à coeur. C’est un projet que l’agglo porte avec les villes de Calais et Sangatte-Blériot. Ce projet, qu’on pourrait baptiser Kaleis, l’ancien nom de
Calais, va marquer le Calaisis, on va redonner de la vie à cet endroit, avec un hôtel, un palais des Congrès, etc. Dans dix ans, ce doit devenir la vitrine de Calais. »

Propos recueillis par E.D.

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