20 mars 2009

Un appel à la justice sociale

Par Philippe BLET



J’ai participé
ce jeudi 19 mars 2009 à la manifestation calaisienne. Partout en France, une puissante mobilisation, près de 3 millions de manifestants, a traduit la douleur sociale que ressent l’ensemble de
notre pays.

La surdité du gouvernement à la souffrance est d’autant plus incompréhensible que les fermetures se succèdent, que
les plans de licenciements s’enchaînent, que les vagues de chômage partiel sont de plus en plus fréquentes.

Pour le Calaisis, 650 emplois sont menacés à Seafrance, 450 à Schaeffer et la société Brunet supprime 52 postes. Ce
sont autant de drames humains et familiaux.

Les difficultés quotidiennes croissent à mesure que le pouvoir d’achat s’amenuise. Un fossé se creuse, un sentiment
d’immense injustice s’installe. Celle de payer les erreurs d’une classe dirigeante qui continue comme si de rien n’était. Que dire du président et du directeur général de la Société Générale à
qui le conseil d’administration octroit 70 000 stock-options pour le premier et 150 000 pour le second.

La crise est internationale. Il faut donc construire des outils de régulation au niveau mondial afin de coordonner les politiques économiques. Je le redis, le Fond Monétaire International, FMI, peut
jouer un rôle fondamental dans la mise en place d’un contre-pouvoir politique face à la dérégulation économique.

L’assurance chômage prévoit entre 375 000 et 456 000 chercheurs d’emplois
supplémentaires en France en 2009. Cette sombre perspective doit nous amener à nous mobiliser toutes et tous, notamment au niveau local. Les petites querelles politiciennes ne peuvent plus avoir
cours. Cela devient indécent. Nous avons un combat commun à mener pour le Calaisis et ses habitants.

D’ores et déjà, je vous donne rendez-vous le 1er mai. Un nouvel appel à la
justice sociale doit être lancé. Encore plus fort, encore plus puissant.