18 mai 2008

DSK et les présidentielles

Par Philippe BLET

AFP – Samedi 17 mai, 19h13

PARIS (AFP) – Dominique Strauss-Kahn a affirmé samedi à ses proches que la présidentielle de 2012 est une « échéance essentielle » et s’est montré « assez
déterminé » sur une possible candidature.Le directeur général du FMI a réuni samedi dans un restaurant parisien une douzaine de ses proches à la veille d’une rencontre des strauss-kahniens, à six
mois du Congrès du PS.

« Dominique nous a redit et rassuré que son objectif était 2012 et qu’il s’y préparait », a assuré à l’AFP Michele Sabban, vice-présidente du Conseil régional
d’Ile-de-France, à l’issue de ce déjeuner de plus de deux heures dans un restaurant du VIIème.

Selon un participant qui ne souhaite pas être cité, et nuance ce propos, « pour lui, c’est l’échéance essentielle » et il s’est montré « assez déterminé ». Le congrès du PS à
Reims, prévu en novembre, « est une échéance tactique. Il fait confiance à ses amis pour manoeuvrer au mieux ».

DSK regarde « avec distance un congrès qu’il juge très tactique et par contre, se montre extrêmement préoccupé par la situation politique française, y compris
la situation de la gauche », selon une autre source.

« A-t-il annoncé sa candidature? Non, assure cette même source. En revanche s’il peut être en situation d’être candidat en 2012, ce n’est pas quelque chose
qu’il exclut ».

M. Strauss-Kahn, interrogé par l’AFP à l’entrée du restaurant, n’a pas souhaité s’exprimer, lâchant lapidairement: « Je viens à un déjeuner avec mes
amis ».

Candidat aux primaires du PS pour la présidentielle de 2007, DSK avait de nouveau laissé la porte ouverte, en décembre, à une candidature pour 2012.

Alors qu’on lui demandait sur RTL si ne pas « renoncer à être Français » signifiait qu’il ne renonçait pas à être candidat en 2012, il avait répondu: « Vous avez
raison de remarquer que de dire +je ne renonce pas à être Français+ devait cacher quelque chose, parce que personne ne renonce à être Français. Ca devait vouloir dire autre chose ».

Etaient notamment présents au déjeuner le président de l’IDF Jean-Paul Huchon, les députés Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Marie Le Guen, la vice-présidente
de la région Ile-de-France Marie-Pierre de la Gontrie.

Le député du Doubs, Pierre Moscovici, n’avait pu être présent, retenu par le match de football Sochaux-PSG, à Sochaux.

L’ancien ministre de l’Economie « n’accorde pas une crédibilité considérable à la problématique tactique du congrès. Il ne sent pas personnellement engagé. Il
demande à ses amis de montrer de l’unité, et de ne pas avoir le nez sur l’événement », selon M. Le Guen.

Selon un autre participant, « il a été l’émetteur et les autres feront le relais demain », les strauss-kahniens se réunissant dimanche dans une université du
XIIIème, où devrait être actée une contribution pour le congrès du PS, menée par Pierre Moscovici avec Arnaud Montebourg et des amis de Martine Aubry.

« Avant de partir, il nous a dit +restez groupés et jouez collectifs+ Le résultat est là aujourd’hui. Il nous a dit qu’il était fier de nous, car on avait su
rester groupés », a indiqué Mme Sabban.