15 mars 2011

Avec émotion et sincérité

Par Philippe BLET

J’ai été sensible à la manière dont ont été interprétés mes propos suite au décès dans des conditions tragiques
d’une personne du Beau-Marais. J’ai entendu les critiques, que je comprends, et je regrette si mes propos ont été mal compris. Je n’ai voulu blesser quiconque et je présente mes excuses aux
personnes qui auraient pu se sentir offensées et en particulier aux proches de la personne décédée.

On reproche souvent aux hommes politiques de n’être que des machines à ambition sans empathie avec la population. Ce
n’est pas mon cas.

J’ai exprimé hier, dans l’instant de l’émotion, ce que j’ai ressenti devant un drame humain, en toute
sincérité.

J’ai dit, sans doute maladroitement, mon indignation devant une situation qui n’aurait, à mon sens, jamais dû se
produire. 

J’ai traduit la violence d’une réalité tragique en cherchant dans les tréfonds de l’insupportable, peut être de
manière excessive.

Pour autant,  je n’ai jamais cherché à comparer le quartier du Beau Marais à Auschwitz. J’ai simplement exprimé
la force de l’émotion que je ressentais avec les mots qui me venaient  à l’esprit sur le moment.  J’ai réutilisé, dans l’instantanéité de ma démarche, une comparaison entendue sur
place.