4 février 2010

Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance

Par Philippe BLET

 

Discours introductif lors de l’assemblée plénière constitutive du Conseil
Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance qui s’est déroulée 3 fevrier 2010 dans les locaux de  Communauté d’agglomération CAP CALAISIS

 

Quelques images 3 4862Pourquoi donner une nouvelle dimension à l’action de prévention ?

Parce que dans ce domaine comme dans d’autres, mais celui là plus particulièrement, la
dimension extra communale est évidente et le partenariat indispensable. Il est même u
ne condition sine qua non de la réussite.

 

Les institutions, les dispositifs et les outils doivent  être
coordonnés et mis en œuvre de façon cohérence. C’est le gage essentiel de l’efficacité. En effet, comment prévenir les incivilités, les comportements délictueux sans prendre en compte l’emploi,
la formation et l’insertion ; sans évoquer l’éducation et la culture; sans regarder le climat et le cadre de vie dans lesquels les publics ciblés évoluent.

 

Nous sommes tous concernés à un degré ou à un autre. Il n’y a pas de faute à rejeter sur
l’un ou sur l’autre. Il y a une volonté à mettre en œuvre. Il faut changer les conditions qui conduisent à ne plus adopter les comportements civiques indispensables à la vie en commun.

 

Je suis convaincu que la médiation et les actions éducatives sont les préalables à
toutes mesures de répression et de sanction. Punir est parfois nécessaire mais nous n’avons pas le droit de renoncer, de nous résigner à ne pas comprendre, à ne pas dialoguer, à ne pas prévenir
avant toute autre action coercitive.

 

Il faut absolument travailler sur le rapport qu’entretiennent les jeunes avec la loi. Il
faut qu’ils apprennent que, même si parfois la loi est contraignante, elle est aussi et avant tout protectrice. Des actions comme le tribunal virtuel sont de bons moyens de communication et
d’éducation.

 

Il est impératif qu’ils comprennent qu’ils sont des acteurs importants de la cité.
Qu’ils participent à la vie civique et qu’ils en sont les principaux moteurs. Il n’y a pas de citoyen de seconde zone, de seconde classe. Il ne peut pas y avoir de citoyens à part, faisant leur
chemin sans les autres, en dehors de la société, avec leurs propres règles. La récente exposition « supercitoyen » permettait de replacer les droits et les devoirs de chacun dans une
histoire, une logique et un combat de longue haleine.

 

JQuelques images 3 4896e crois dans l’éducation, la
pédagogie, la formation et la prévention. Je suis convaincu que la réussite se situe dans le partenariat. Je suis résolu à contribuer à ce que tous les acteurs travaillent de concert.

 

Je crois que le CISPD, sous la responsabilité vigilante et énergique de Marcel Pidou,
est une  bonne méthode. Les quatre agents de médiations viennent d’arriver. Avec l’équipe de coordination, le service est opérationnel. On peut dire que cela a pris du temps.
C’’est vrai. Je comprends les impatiences de certains.

 

La prise de compétence a eu lieu en octobre 2008 et le transfert en février 2009. Le
coordonateur a pris ses fonctions en aout 2009 et nous arrivons à l’assemblée plénière aujourd’hui en février 2010. Entre ces dates, les procédures administratives, les échanges entre services et
parfois entre collectivités, les procédures de recrutement et d’instructions des dossiers ont demandé du temps. Chaque étape a été nécessaire.

 

Nous voilà à une étape du parcours où les efforts précédents prennent leur véritable
valeur. Cette assemblée constitutive marque l’ampleur du travail préalablement accompli et donne le coup d’envoi au CISPD pour qu’il prenne toute sa dimension.